Le diamant
Se lancer dans le commerce des diamants implique, au-delà d’une formation en gemmologie, d’acquérir des compétences grâce à une formation de diamantaire. En effet, le diamant présente de nombreuses caractéristiques qu’il est essentiel de maîtriser pour en apprécier pleinement le beauté et la valeur. Deux diamants de taille équivalente peuvent afficher des écarts de prix considérables selon leur couleur, leur pureté ou d’autres critères déterminants.
Avec le développement des réseaux sociaux, l’offre de diamants disponibles à la vente s’est largement diversifiée, mais les fourchettes de prix observées sont souvent très aléatoires. Par ailleurs, la production de diamants synthétiques s’est fortement répandue. Bien que les fabricants de diamants de laboratoire l’indiquent généralement sur leurs plateformes de vents, cette transparences n’est pas toujours respectée par certains revendeurs.
Il est également important d’être particulièrement vigilant concernant l’achat de diamants bruts. Ceux-ci doivent impérativement être accompagnés d’un document officiel attestant qu’ils ne proviennent pas des zones de conflit, conformément au Processus de Kimberly. L’absence de cette certification représente un risque majeur, tant sur le plan légal qu’éthique.
C’est pourquoi nous recommandons vivement de faire appel à un diamantaire qualifié lors de l’achat d’un diamant, sauf si l’acquisition d’un diamant synthétique ne constitue pas un enjeu pour vous. Cette démarche est d’autant plus important lorsqu’il s’agit d’un investissement. Il est également judicieux d’acquérir un minimum de connaissances afin de pouvoir poser les bonnes questions et échanger de manière éclairée avec un professionnel.
Les pierres de couleurs
Se lancer dans le commerce des pierres de couleur nécessite impérativement une formation en gemmologie, notamment si vous souhaitez développer une clientèle susceptibles d’intéresser les professionnels du secteur, car l’univers des gemmes colorées est extrêmement vaste. On y trouve une variété presque infinie de couleurs, de raretés et de qualités, d’où l’importance de comprendre les attentes du marché afin d’éviter les erreurs d’achat.
On distingue généralement trois catégories de pierres en joaillerie selon leur dureté.
_ Les pierres dont la dureté se situe entre 1 et 4 : trop fragiles pour être portées, elles présentent peu d’intérêt pour la bijouterie.
_ Celles ayant une dureté comprise entre 5 et 7 : appréciées pour les bijoux de soirée ou destinés à être portés occasionnellement, car elles sont susceptibles de s’user plus rapidement en raison des frottements.
_ Enfin, les pierres entre 7.5 et 10 de dureté : adaptées aux bijoux du quotidien, leur résistance leur permettant de conserver leur éclat sur le long terme.
Les pierres de couleur attirent une clientèle très variée : passionnés, professionnels, amateur, collectionneurs ou encore investisseurs. L’essentiel est de savoir à quel profil correspond la pierre que vous proposez. Par exemple, il serait inapproprié de présenter une gemme de 100 carats (soit environ 20 grammes) à un bijoutier pour une création de joaillerie, car la pierre serait trop volumineuse et lourde pour être sertie. En revanche, un collectionneur ou un investisseur serait bien plus susceptible de s’y intéresser.
Les caractéristiques des 4 C
1._Color : couleur
La couleur « Color » pour le diamant est un élément primordial. Un diamant de qualité doit présenter la plus grande pureté optique possible, c’est-à-dire une absence totale de teinte visible, On parle donc pas de « diamant blanc », mais de diamant incolore « voir pur ». Sa transparence doit être parfaitement limpide, sans aucune nuance perceptible, que ce soit sous une lumière chaude « rouge » ou une lumière froide « blanche ». Toute interférence colorée réduit immédiatement se valeur.
Pour les pierres de couleur, la logique est inverse : c’est la couleur qui prime. Elle doit être ni trop pâle, ni trop foncée et idéalement homogène sur l’ensemble de la pierre, sans zones plus saturées ni variations indésirables. il faut toutefois tenir compte d’un phénomène naturel présent dans certains gemmes : le pléochroïsme, qui correspond à un changement de teinte en fonction de l’orientation de la pierre. Ce phénomène n’est pas un défaut, mais une caractéristique optique propre à certaines espèces minéralogique.
2._ Clarity : pureté
La pureté « Clarity » pour le diamant, est un critère essentiel. Plus une pierre est dépourvue d’inclusions, plus sa couleur augmente. La nature crée toujours des inclusions visibles à l’œil nu ou à la loupe, mais dans le cas du diamant, ces imperfections sont soigneusement identifiées et parfois retirées lors de la taille pour obtenir une gemme aussi extrêmement complexe, ce qui justifie le prix très élevé des diamants totalement exempts d’inclusions, surtout lorsqu’ils dépassent 1 carat.
Pour les pierres de couleur, les critères sont différents. Certaines inclusions ne sont pas considérées comme rédhibitoires ; au contraire, elles peuvent attester du caractère naturel de la pierre. Néanmoins, ces inclusions ne doivent pas altérer l’apparence générale de la gemme : elles ne doivent ni ternir la couleur, ni rendre la pierre translucide ou opaque. Idéalement, elles doivent rester discrètes, invisibles à l’œil nu et à peine perceptibles à la loupe 10x.
À l’inverse, une pierre de couleur trop parfaite suscitera souvent le suspicion, var une absence totale d’inclusions peut-être le signe d’un traitement ou d’une fabrication en laboratoire. Dans ce cas, un rapport d’analyse délivré par un laboratoire de gemmologie reconnu devient indispensable pour confirmer l’authenticité de la naturalité de la pierre.
3._ Cut : taille
La taille « Cut » pour le diamant, est strictement normalisée. Chaque élément, de la tables au rondisse, puis du rondisse à la culasse, doit respecter des proportions et des angles précis. Le nombre de facettes ainsi que la symétrie constituent également des critères fondamentaux. C’est pourquoi un diamant d’un carat présente toujours des dimensions très proches d’une pierre à l’autre, et qu’il est même possible d’estimer son poids à partir de ses mesures. Cette normalisation garantit un maximum de brillance, de feu et de scintillement.
Pour les pierres de couleur, la taille reste exigeante mais bénéficie d’une plus grande flexibilité. Le lapidaire peut adapter les proportions afin d’optimiser l’apparence de la gemme : par exemple, en donnant une culasse plus profonde à une pierre trop claire pour en intensifier la couleur, ou au contraire en réduisant la profondeur d’une pierre trop sombre afin de favoriser la luminosité. Cette liberté permet de mettre en valeur la couleur, élément central des gemmes colorées.
4._ Carat : poids
Le poids « Carat » pour le diamant, plus la pierre est volumineuse « donc lourde », plus sa valeur augmente. Les diamants bruts de grande taille, aptes à être facettés, sont extrêmement rares, ce qui explique l’augmentation exponentielle des prix dés que le poids dépasse certains seuils.
Pour les pierres de couleur, la disponibilité de gros spécimens dépend principalement de la cristallographie du minéral. Par exemple, il est relativement courant de trouver de grandes pièces taillées en quartz ou en béryl, car leur structure cristalline se prête à la formation de cristaux volumineux. En revanche, il est beaucoup plus rare d’obtenir de gros grenats, dont la cristallographie cubique limite naturellement la taille des cristaux exploitables.
